un début 2017 bien compliqué ou comment mon blog a été réduit au silence?

Comme vous l’avez remarqué, 2017 ne fut pas une année très productive d’un point de vue “vie de bloggueuse” , je m’en excuse.

Je pense d’ailleurs que je vous dois un peu plus que des excuses, des explications!

L’année 2017 a commencé dans l’émotion. Comme vous le savez Lilou avait fait son entrée dans nos vies depuis seulement 15 jours et il fallait que chacun trouve ses marques. Les habitudes étaient chamboulées et les priorités modifiées!

Puis le 8 janvier, une petite tuile nous est tombée dessus. Toute petite, une panne de machine à laver en pleine gastro de bébé… La suite fut pire mais à ce moment là, on ne le savait  pas encore!  A dire vrai, je me suis même dit que quitte à tomber en panne, elle avait bien choisit son moment , c’était les soldes!  J’avais décidé de P-O-S-I-T-I-V-E-R. Mon bébé me donnait de la force. Je prenais 6 mois de congés parental. Ludo allait bientôt changeait de travail. Tout allait pour le mieux.

Fin janvier, j’ai eu l’amer surprise de comprendre que non, finalement je ne pouvais pas rester à la maison avec ma fille histoire de mieux fuir mon travail que je détestais. Je devais me résigner à y remettre les pieds. Après quelques larmes, j’ai regagné la positive attitude que je m’étais promis d’adopter et je prenais la décision de chercher autre chose. Devoir laisser Lilou chez la nounou Ok mais uniquement si c’était pour faire quelque chose où je pourrai m’épanouir.

Et là, le 17 février est arrivé!

Ce vendredi là, monsieur mon mari, se rendait à son travail afin de faire sa dernière journée en tant que couvreur! Après 23 ans de société, la couverture s’en était finit pour lui. Il avait un peu de peine de dire au revoir à certains collègues. Bref, comme tout le monde, quand on quitte un travail où l’on a passé plus de la moitié de sa vie. Le lundi suivant il changeait de société et de travail et il était impatient de découvrir son nouvel univers.

Oui, mais sans c’était sans compter que vers 9h, il serait écrasé par une palette de baies vitrées et se retrouverait allongé avec plus de 650kg tombés sur le corps….

Je me souviens de ce jour comme si c’était hier! J’étais tranquillement installée dans le fauteuil de ma coiffeuse quand mon mobile a sonné. je n’ai pas décroché de suite car elle me posait mes mèches. Et puis, j’ai eu comme un mauvais pressentiment. Depuis 13 ans qu’on est en couple, j’ai toujours redouté de voir s’allumer mon téléphone avec le nom de la boite de monsieur en appel entrant et là, dernière journée, cela arrivait… Au départ, j’ai pensé qu’il manquait un truc, un papier, une info pour son départ et quand j’ai écouté mon répondeur, j’ai bien compris à la voix de la secrétaire que le problème était un peu  plus grave que cela. Quand elle m’a annoncé l’accident, je me suis retrouvé en apnée. Puis le stress est un peu tombé quand elle m’a annoncé qu’il avait mal a un genou.

Je vous passe les détails de la suite de cette journée de fou. L’hôpital n’est pas hyper fort en communication et heureusement que j’avais la chance d’avoir des “agents infiltrés” (Merci Sœurette et les gentilles collègues).

Bilan final: triples fractures du genou droit, double fractures du poignet droit, entorse de la cheville gauche et bien sure les petites contusions. Mais il a eu beaucoup de chance car avec du recul il aurait bien pu y rester sous ces baies vitrées.

J’ai fait la connaissance de la nouvelle entreprise en leur annonçant que Ludo ne serait pas là lundi et que je n’avais absolument aucune idée de quand il serait en état pour embaucher…

Et tout s’est enchaîné. Monsieur devait être opéré. Le problème, c’était de savoir quand? Il y a eu les suspicions de lésions au rein. Le bébé a géré. La tristesse de Ludo  d’être loin de sa fille. la paperasse que génère l’accident. les nouvelles a distribuer aux collègues, aux amis, à la famille… Puisque c’est la mode d’en parler en ce moment, je peux vous dire que j’avais atteint un niveau de charge mentale au maximum de mes possibilités.

Après un mois passé à l’hôpital, j’ai récupéré “un papa tout cassé”, comme on disait. Il était plâtré au bras mais avait aussi une gouttière plâtrée à la jambe qui la lui maintenant raide. les soins infirmiers 2 fois par jour, le kiné, les visites amicales et familiales. J’ai du avec l’aide de la famille aménagé l’espace de la maison pour que le fauteuil roulant circule. Je peux vous dire qu’un homme de plus de 1m80 avec une jambe raide ça en prend de la place et qu’est ce que c’est lourd à pousser! Mon enfer c’était la douche. Chez nous impossible de la prendre. On devait aller chez mes parents. Ils n’habitent pas loin, mais heureusement, car c’était une sacré expédition à chaque fois! J’avais la petite en portage et Ludo dans le fauteuil. Il y a eu des fous rire mais aussi beaucoup de moments de fatigue… Monsieur était devenu hyper exigeant et avait même du mal à patienter lorsque je m’occupais de la petite. J’avais le sentiment d’être garde malade et baby-sitter je ne savais plus trop ou me situer…

Et puis le soleil est revenu. Fin avril j’ai trouvé un nouvel emploi qui me motivait et m’enthousiasmait. Je devais commencer fin mai. J’ai démissionné et Ludo commençait à béquiller!  Tout semblait sur la bonne voie. On retrouvait un petit équilibre familial.

Mais cela n’a pas duré très longtemps. Le dernier weekend avant ma reprise dans la nuit du vendredi au samedi, Lilou a pleuré et papa fièrement a pu aller lui remettre sa tétine en boitant. 5 minutes après il grelottait et geignait. 40°… Je décide de l’emmener aux urgences. Au moment de se lever impossible pour lui de bouger. Je ne mets pas trop de temps à prendre une décision et je compose le 18. Ce matin là, il repars à Trousseau en ambulance.

Et c’est repartit, l’inquiétude, le doute. Ils parlent de prothèse, d’arthrodèse (blocage de l’articulation) , d’infection, de séjour prolongé, d’opération, d’antibio, de température, de douleurs, de handicap, …. Tout se bouscule.

Comme un rat qui quitte le navire, je pars 3 jours en formation pour mon nouveau travail. Je ne peux pas expliquer combien cela m’a fait du bien. 2 nuits à l’hôtel. 3 jours où j’ai presque pu exister juste pour moi. Alors, bien sure je m’inquiétais et ma fille me manquait terriblement mais je savais que “monsieur papa tout cassé” était entre de bonnes mains à l’hôpital, Lilou chez ma maman… Qu’est ce que je me suis sentie libre.

A mon retour, Ludo était opéré et rentrait quelques jours plus tard à la maison. Il avait eu de la chance une nouvelle fois l’infection avait été stoppée avant qu’il ne soit trop tard. Quand j’ai ressortit le fauteuil, j’ai pleuré, je ne savais pas si j’aurais la force de recommencer. Finalement cela a été bien moins dur et moins long. Ludo a vite retrouvé une position debout et de béquilles en boitillements la vie a repris son court.

Aujourd’hui, il boite toujours, et boitera peut-être toujours. Bien sûre que cette épreuve à laisser des traces de cicatrices et des dégâts sur son corps. Il a eu mal, très mal même. Découragé, c’est dans  les sourires de sa fille qu’il a su retrouver la force et cette épreuve lui a appris la définition du mot patience.

Il a commencé le nouveau travail au sein de sa super entreprise qui a su l’attendre. J’ai trouvé mes marques dans mon nouveau travail où mes employeurs et collègues ont été patients et compréhensifs. Lilou a trouvé son équilibre entre Nounou et mamies.

Le 1 er octobre arrive et ça y est je peux enfin le dire, notre famille a trouvé sa vitesse de croisière. On adore notre nouvelle vie à 3.

Alors voilà pourquoi pendant presque un an, le blog était réduit au silence. Je n’avais pas la force, pas le temps, pas l’envie et je pense que vous aurez compris pourquoi si vous en êtes arrivé à la fin de ce long récit.

Une fois n’est pas coutume je fais un clin d’œil à tous ceux qui dans la vraie vie se reconnaîtront:

 

-Ceux qui m’ont permis pendant la période d’hospitalisation de ne pas être seule et qui m’ont permis de manger autres chose que des chips et des sandwich

-Ceux qui ont pris soin de Lilou quand j’en avais besoin

–Celle qui est passé mangeait sa pizza avec moi même tard en me donnait l’impression que tout allait bien.

-Ceux qui ont patienté avant de rencontrer bébé malgré des apéros qui étaient programmés bien plus tôt.

-Ceux qui ont envoyer des sms, passer des appels, pris des nouvelles par intermediaires

A tous je dis MERCI car sans vous je ne sais pas si on aurait eu la force de passer ces derniers mois.

Et clin d’oeil àTatie amour et tonton Yaume, merci pour Lilou, les petits plats, les nouvelles, la clim, les épaules pour pleurer, les conseils, et tout le reste que j’oublie…

 

 

 

 

5 thoughts on “un début 2017 bien compliqué ou comment mon blog a été réduit au silence?

  1. Pleins de gros bisous petite courageuse … malgré tout tu as quand même gardé ton sourire …et pour tout avoir supporté … bravo ! Ps : même si je connais l’histoire ça fait “du bien ” de te lire 😉

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