Pray for paris.

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Vendredi soir, moment de joie, de rires,…
On est en weekend enfin. Je bois un verre entre amies devant le match et soudain…
Je ne sais plus si c’est réel!
Je tremble pour mes amis, ma famille. J’envoie des sms, paniquée. Les réponses arrivent rassurantes.  Et là, la culpabilité me frappe. Comment puis je être soulagée? Comment puis je être égoïste à ce point?
Je pense à ceux qui ont perdus un bout d’eux même en perdant l’un des leurs. Je pense aux équipes de pompiers, policiers, personnels de santé et militaires  sur place.  Les images qui défilent à la tv semblent tellement ireelles. Je veux dormir mais rien n’y fait. La haine, la colère,  la peur, l’incompréhension, trop de sentiment me submergent.
Je commence à connaître les images, les témoignages, et pourtant je ne parviens pas à me détourner de la tv. Je suis comme hypnotisée. Comme devant un mauvais film, j’attends désespérément le générique qui mettrait fin à cet horrible scénario. Mais il ne vient pas…
Et finalement je finis par sombrer dans le sommeil. Pas longtemps…

Le lendemain, rien n’a changé rien ne s’est effacé. C’était donc vrai. La liste des victimes s’allongent. Les témoignages affluent avec leur part de buzz qui ne devraient pas être.

Ma nièce de 4 ans se lève ce matin là comme d’habitude,  bien trop tôt.  Comme d’habitude, elle allume sa tv pour regarder ses dessins animés. Mais rien n’est comme d’habitude ce matin là.  Elle crie à sa mère : “Maman vient vite, c’est l’horreur dans ma tv” elle a des larmes dans la voix et dans ses petits yeux. Elle ne comprends pas. Elle se crée son propre cauchemar avec les quelques mots entendus . ” maman des méchants ont mis des bombes et ils ont tué toutes les princesses.”  Du haut de ses 4 ans elle a tout mélangé  la fermeture de Disney Land,  les bombes, les morts…  et pourtant elle a raison.  Des méchants ont mis des bombes et ont tué les princesses et les princes de quelqu’un.
Comment expliquer à nos enfants ce que l’on ne parvient pas à s’expliquer sois même? Comment les protéger,  protéger leurs rêves, leur innocence dans un monde qui vire au cruel?

Le soir, j’allume  comme beaucoup une petite flamme à ma fenetre. Je veux rendre hommage à toutes ces étoiles allumées trop tôt dans le ciel en ce weekend sombre.
La lumière doit briller longtemps.

En janvier,  des terroristes ont attaqué notre liberté d’expression cette fois c’est la vie, la jeunesse, nos valeurs, nos petites joies, notre monde, notre humanité qui sont attaquées et bafouées.

En ce dimanche, le newyork times parle des français avec un texte éloquent.

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Continuons d’être cette image qu’ils ont de nous.

Je dis ça et pourtant j’ai tellement peur…
J’ai peur des terroristes bien sure mais j’ai peur aussi de ce que je peux lire ou entendre. J’ai peur de ceux qui crient qu’il faut prendre les armes avec leur colère entachée de racisme, j’ai peur des amalgames, j’ai peur de ces partis politiques qui tirent bénéfice du malheur, j’ai peur de ces fausses rumeurs qui font enfler la haine de nos voisins, de nos amis, j’ai peur du manque de respect dont certains font preuve en partageant des images sans penser aux familles des victimes, j’ai peur de l’avenir et par dessus tout j’ai peur du monde que l’on va laisser à nos enfants.

Not affraid…

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Promis je vais essayer d’arrêter de trembler et essayer d’y croire.
Mais croire en qui? En  quoi?
Mes croyances ne sont pas religieuses. Non, je veux juste croire en la vie.
Croire en l’espoir…

Je suis fière de ces drapeaux qui apparaissent sur les photos de profil de mes contacts Facebook,  de tout ce bleu blanc rouge qui colore la toile. J’espère que le patriotisme qui nous rassemble ne se changera pas en fanatisme… ne soyons pas les bêtes qu’ils sont.

J’aimerai tellement me réveiller en sursaut au fond de mon lit comme après un mauvais rêve.
Malheureusement le cauchemar est bien réel.
Je ne vais pas crier aux armes, je ne vais pas virer au bleu marine sous la peur, je ne vais pas arrêter de croire et d’espérer que tout ira mieux demain et par dessus tout je ne vais pas arrêter de dire “je t’aime” à ceux qui sont dans mon coeur car tout peut s’arrêter en une fraction de seconde.
Mon hommage pour tous ceux qui se sont envolés bien trop tôt sera celui ci.

Je pense que l’on doit vivre et aimer, on doit rire et parfois pleurer  mais on doit faire toutes ces choses pleinement, intensément et librement.

Ce soir encore, une petite flamme danse devant ma fenêtre mais avant tout, une petite flamme brûlera longtemps dans mon coeur.

Le souvenir doit être gravé :

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