Lettre 1 à ma fille

Ma Lilou,

Je t’ai attendu si longtemps et quand je te regarde, je me dis que l’attente valait le coup. Si on me laissait la chance de recommencer et d’avoir plusieurs bébés avant 2016 ou toi si tard, malgré l’attente, les douleurs et la complexité du parcours qui nous a mis sur ton chemin et bien je ne voudrais pas d’autre petite fille que toi.

Dés la sortie de la maternité, je me plaisais à raconter à quel point tu étais merveilleuse. 3 jours et tu faisais déjà tes nuits. Tu m’as aidé à traverser l’épreuve de l’accident de ton papa. Sans toi, je ne sais pas si j’aurai tenu le coup lors de ces longs mois.

Tu as toujours été un bébé facile. Et aujourd’hui encore, tu m’épates. Tu grandis avec malice. Tu as un sacré caractère (les chiens ne font pas les chats) mais tu restes une petit fille adorable. Tu es espiègle et câline, attachante et rieuse. Tu me fais confiance pour t’aider à “grandir” je te fais confiance pour me faire maman.

Tu m’as toujours impressionnée. A 14 mois, tu as fais tes premiers pas pour moi et j’en ai pleuré. Tu avais gentiment attendu que je sois là et tu les as fait en me tendant les bras. Quand le 16 janvier, tu as décidé que tu ne voulais pas de couches mais une petite culotte et bien le 19 tu étais propre et sans déplorer d’accidents à ce jour. Tu as même fait la prouesse d’enchaîner avec les siestes dans la foulée. Et ce soir du 31 janvier, tu as décidé de ne pas porter de couche pour la nuit… Je te fais confiance et puis si ce n’est pas pour ce soir et bien cela le sera plus tard.

Je te le répète tu es mon bébé, enfin maintenant ma petite fille parfaite

De mon coté, je tiens à m’excuser de ne pas être la mère parfaite que tu aurais le droit d’avoir. Je suis juste moi, avec mes petites qualités et mes grands défauts.

Oui, je le confesse, je t’ai déjà coupé un peu le doigt en te coupant les ongles, je t’ai déjà cogné la tête dans le montant de la portière en te mettant dans ton siège auto, je t’ai déjà griffé ou pincé en t’habillant, je t’ai vu tombé dans les escaliers sans pouvoirs te rattraper  et tu as même manquer de te noyer (encore merci d’ailleurs à Adele et tatie Lili). Tu as déjà eu trop froid ou trop chaud. Je n’ai pas su te protéger de toutes les bronchites, rhumes ou gastro. Bon OK, j’avoue que j’ai même tout tenter pour que tu attrapes la varicelle! On t’a déjà emmener à SOS médecin et ton carnet de santé est déjà rempli de petites maladies tant et si bien que tu connais le cabinet du doc et que tu y es à l’aise….

Oui, je fais parfois l’erreur de crier, de gronder. Oui de temps en temps je perd patience, je m’énerve mais assez peu je crois. Oui, il nous arrive de manger du Mac do, des knackis, des chips, ou même des pâtes pendant 2 repas de suite. Oui, certains après-midi on se cale dans le canapé devant la TV et on passe du temps devant Pat’Patrouille ou Toys Story. Oui, il arrive que l’on mange trop de saucisson ou de chocolat…

Tout ça fait de moi cette maman imparfaite. Mais mon imperfection, même, si elle peut apparaître importante aux yeux de certains, moi, je sais qu’elle n’est rien face à l’amour!

La complicité que nous possédons toutes les 2 est bien plus grande que tout ça. Les grimaces, les caresses, les câlins, les bisous, les éclats de rire, les… oh comme la liste de tout ce qui compte est bien plus importante! Les souvenirs sont si précieux, ta bouille pleine de chocolat, les moments partagés autour d’une jolie histoire, le nombre de pages que l’on a pu tourner ensemble, les gommettes, les crayons usés, les mains peinturlurées, les cris, les chansons, les danses, les jeux… Comme tout cela a plus de sens que les loupés!

Le 14 décembre 2016 à 1h36, tu es née et tu m’as fait maman. Tu as changé ma vie. Tu as bouleversé mon petit monde et tu as aussi changer mon regard sur la vie et les choses.

J’ai supprimé de ma vie les amitiés toxiques. J’ai appris que les moments que je juge importants sont les seuls qui comptent. Grace à toi je prends confiance en moi.

Je crois que tu te fais confiance car je te fais confiance, que tu es capable et audacieuse car je sais que tu peux le faire. Tu oses te lancer car j’ai appris à ne pas te retenir. .Je me dis que si tu es aussi merveilleuse, j’y suis un peu pour quelque chose et quand tu me regardes avec tes yeux de l’amour, que tu cours vers moi en me tendant les bras, je me sens bien, je me sens aimée et importante. J’ai confiance en moi et en mes capacités de maman imparfaite!

Sache ma puce que je t’aime fort comme ça et que jamais rien ne fera changer cela.

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